L’Afrique et le monde arabe face à l’explosion de l’industrie du mobile

Published April 11th, 2001 - 02:00 GMT

Le rythme de l’explosion de l’industrie du mobile a mis les pays d’Afrique et du Moyen-Orient en face d’un vrai défi d’existence : adhérer à la société en réseau ou rester un simple figurant sur la scène d’un monde en train de devenir un simple village.  

 

En effet, représentants des firmes équipementières (Alcatel, Ericsson, Siemens, Northern Africa...) Et opérateurs du mobile GSM dans le continent africain et le monde arabe se sont penchés sur l’examen de la problématique d’accompagner et assimiler de l’industrie mobile, qui noie les populations dans un déluge d’informations évolutives et indigestes, lors d’un séminaire organisé, les mardi et mercredi à Casablanca, par des équipementiers sur le GSM, dans le cadre du 2ème Salon international des télécommunications et des systèmes d’information au Maroc.  

 

La plupart des intervenants à ce séminaire ont mis l’accent sur la nécessité d’attraper le retard accumulé par les pays africains et arabes dans le domaine de nouvelles technologies des télécommunications et des systèmes d’information, devenues incontestablement l’épicentre de tout développement soutenue et équitable.  

 

La mise à niveau des économies nationales passe obligatoirement par l’intégration des technologies de télécommunications et d’information dans les processus et circuits de production, condition sine qua non de leur insertion dans l’économie internationale.  

 

L’Afrique et le monde arabe ne sont plus à l’abri de la culture de l’industrie de téléphonie mobile et Internet qui confirment leur tendance universelle. 

 

Ils sont irréversiblement engagés - la puissance de la nouvelle révolution technologique oblige - dans le processus du passage du téléphone fixe au mobile.  

 

Le Maroc en avance d’ondes 

 

De l’avis des experts, si le pourcentage d’abonnements des populations africaines au téléphone cellulaire reste encore très faible (actuellement de 2 % au niveau mondial), l’adhésion aux réseaux cellulaires, qui sont autour de 341 millions réseaux internationaux, a donné au continent la crédibilité de maîtrise des nouvelles technologies d’information, en particulier le Maroc qui est en train de développer et améliorer son système cellulaire par l’introduction prochainement du système GPRS qui est beaucoup supérieur à celui du GSM.  

 

Pour certains opérateurs et équipementiers, la réussite du cellulaire dans les pays africains et arabes dépend largement de la qualité de services et de la capacité de couverture, estimant que la compétition doit s’orienter essentiellement vers la qualité et la création des conditions nécessaires du développement et une synergie entre les secteurs public et privé, tout en prenant conscience du changement rapide et continue de la culture de téléphonie mobile dans un monde évolutif.  

 

L’accompagnement des mutations continues que traverse le secteur cellulaire implique impérativement l’instauration d’une culture partenariale parmi les opérateurs économiques pour rendre attractif ce secteur générateur d’emploi et de richesses.  

 

Standardisation des normes  

 

Au niveau réglementaire, les opérateurs ont mis l’accent sur la nécessité impérieuse de standardiser les normes réglementant le trafic informatif cellulaire, pour pouvoir comptabiliser mondialement les appels téléphoniques par le biais d’échange des listes d’appels entre les pays, afin d’éviter de tomber dans la situation libertaire d’Internet.  

 

Pour les spécialistes, l’élaboration d’un cadre juridique harmonise et dont les règles clairement fixées encourage les équipementiers et les opérateurs à combler le fosse entre les désirs et les besoins des individus par la nouveauté technologique.  

 

Les nouvelles technologies de télécommunications ont créé d’autres circuits de richesses en Europe, notamment le commerce en ligne qui est en effet en train de rivaliser les circuits commerciaux classiques.  

 

Le commerce électronique va devenir le créneau idéal pour vendre des produits dématérialisés comme le tourisme et le loisir. Et pour faciliter le développement de ce type de commerce et assurer vendeurs et acheteurs, la France a publié, fin mars dernier, un texte de loi légalisant la signature électronique des contrats passés sur le site web, des commandes en ligne, ou des formalités administratives et fiscales effectués à distance sur Internet.(Le Matin du Sahara et du Maghreb

 

Abdellah El Hachimi 

© 2001 Mena Report (www.menareport.com)

You may also like