Coopération Algérie-UE: d’importants projets en perspective

Published November 10th, 2002 - 02:00 GMT
Al Bawaba
Al Bawaba

L’aide de la CE au cours de la période 2002-2004 se fait à partir d’un document de stratégie par pays (CSP) sur la base de trois paramètres. Celui relevant du cas de l’Algérie vient d’être rendu public et où l’on peut lire la réponse de l’UE dont voici les grands axes.  

 

Le document en question est le résultat d’un processus qui a fait l’objet de deux missions en Algérie des services de la commission aux mois de mai et juillet 2001, précédées par un briefing des autorités algériennes sur la nouvelle approche du cadre stratégique.  

 

Le dossier en question qui, rappelle-t-on, décrit les objectifs de coopération de l’UE, la réponse politique et les domaines prioritaires de coopération sur la base d’une évaluation complète de l’agenda politique du pays partenaire et de sa situation politique et socio-économique.  

 

Dans ce document, on relève concernant la situation politique du pays, où celle-ci reste marquée par l’instabilité structurelle (terrorisme et contestation populaire en Kabylie).  

 

Quant aux insuffisances dont il faudra y remédier à moyen terme sont la faible dynamique économique avec principal corollaire la persistance de la dépendance des hydrocarbures et le chômage ; la situation sociale et le manque de perspectives de la population, notamment des jeunes et enfin le retour à la paix, à la stabilité et à la sécurité, comme condition sine qua non du développement et de la prospérité.  

 

Comme le souligne le dossier qui nous est parvenu, la CE peut aider le plus efficacement possible le pays en se concentrant sur les priorités suivantes : appui aux réformes économiques et renforcement des institutions de l’économie de marché, en vue d’intégrer l’Algérie dans l’économie mondiale et de renforcer la compétitivité des entreprises et autres points tous aussi relatifs à la stabilité interne et le développement des affaires.  

 

Dans le chapitre analyse de la situation du pays scindé en quatre sous-paragraphes, il est bon d’observer une halte sur le volet performance économique car le rapport rappelle que malgré les évolutions positives de l’environnement externe, la croissance économique était modeste avec une moyenne annuelle de 3,3% de 1995-2000. En 2000, elle a même reculé à 2,4%, dû à la faiblesse des secteurs hors hydrocarbures (+1,5%) .  

 

«Cette performance contrastée de l’économie algérienne pointe sur des faiblesses de sa structure», lit-on dans le document. Sur le volet défis à moyen terme, le dossier parle que sur le plan économique, l’Algérie doit viser une croissance plus élevée, plus soutenue et réduire progressivement la dépendance des hydrocarbures.  

 

Estimant qu’un taux de croissance de 6-7% par an sera nécessaire afin de faire reculer le chômage et d’améliorer la situation sociale. Et dire aussi que pour atteindre cet objectif, la dynamique de l’investissement, notamment étranger, doit être stimulée.  

 

Pour ce faire, il sera donc inévitable de renforcer le processus d’ouverture vers l’extérieur et d’accélérer les réformes structurelles de l’économie, il est souligné dans le document. Enfin, dans ce même dossier, il est indiqué les lignes budgétaires et autres bailleurs pour venir en aide à l’Algérie.  

 

Par Ziad Abdelhadi 

 

(La Tribune

 

 

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