La chaîne hôtelière Riad Salam entreprend la rénovation et le réaménagement de ses établissements répartis à travers le Royaume et prend pour initiative, parrallèlement, la réhabilitation de son image de marque.
Il s'agit d'un vaste programme de "redressement" mené par les dirigeants de la chaîne qui reprennent en main les différentes unités, après plusieurs mois d'une bataille judiciaire menée auprès des tribunaux.
La chaîne qui revient à son propriétaire initial, M. Belghmi, compte dix établissements situés pour une large part dans le sud, "une région au potentiel touristique indéniablement important".
Pour réhabiliter les établissements touristiques et "retrouver la clientèle d'antan", les responsables ont mis sur pied une nouvelle stratégie basée sur deux axes fondamentaux à savoir une politique de ressources humaines en termes de motivation et de sensibilisation "considérée comme catalyseur des actions futures" et "l'enclenchement des travaux de rénovation".
Des études de faisabilité sont actuellement en cours destinées à estimer le montant des travaux . Plutôt que de parler de chiffres, les responsables préfèrent parler de nouvelle stratégie. Rappelons qu'un conflit avait opposé la chaîne Salam au CIH. Plusieurs établissements avaient été réquisitionnés par le spécialiste financier et gérés , selon l'unité dont il s'agissait, par une ou plusieurs sociétés de gestion. L'affaire a trouvé issue et le propriétaire s'est vu restituer les hôtels.
Les responsables de la chaîne tablent sur des rapports de proximité, une grande mobilisation, une politique de communication permanente, une meilleure qualité de service pour satisfaire une clientèle devenue de plus en plus exigeante. Avec un taux de remplissage avoisinant les 60%, taux qui diffère selon les régions ( 75% à Ouerzazate et Erfoud, nettement moins à Agadir), le client ciblé est "le touriste moyenne gamme plus".
La thalassothérapie est un des fers de lance des promoteurs. Le centre Lido de Casablanca devra faire l'objet d'importants travaux et concurrencer, à l'instar de ce qui existait avant le début des litiges, des destinations mondialement réputées en la matière.Les perspectives de développement touristiques et, notamment, l'objectif des "dix millions de touristes à l'horizon 2010" sont également des raisons d'espérer que le secteur réalise des performances encore meilleures. Des performances qui ne pourraient être atteintes sans l'investissemennt humain et le professionnalisme des opérateurs.
Amale Daoud
(Le matin du Sahara et du Maghreb)
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